Samedi le 17 août, on part de Tadoussac, direction Cap-à-l'aigle. L'idée étant de se rapprocher un peu de Québec, la fin des vacances arrivant rapidement. Bulletin météo du matin annonce un SO 10-20 KN de vent, parfait pour revenir en première classe. On quitte donc notre mouillage à Tadoussac non sans effort (mouillé dans 25 mètres de profond, l'ancre est lourde et longue à remonté à bras!). Arrivé à l'embouchure du Saguenay, on déroule le génois et hisse la grand voile pour le 10KN de vent qui s'installe. Une journée de belle voile qui s'amorce. Cass prend la barre, je m'installe pour roupiller un peu. Vagues. Vagues. VAGUES. En l'espace de 10 minutes, le vent forcit, de 10, il passe à 20 puis 30KN. On réduit le génois. On prend un ris. On réduit le génois encore. On finit par rouler le génois au complet; le bateau est trop ardent et on a peur de déchirer la voile. Le bateau reprend un peu son allure. Mais les vagues eux s’amplifient. À tel point qu'on devient difficilement manœuvrant; la vague nous casse toute notre aire. Impossible de continuer dans ces conditions sans risquer de briser le bateau; on doit rentrer. 3 heures de moteur plus tard, de retour dans le Saguenay où on va chercher refuge dans une anse qu'on autre voileux nous avait conseiller. On mouille donc à l'anse à la barque, qu'on décide rapidement de renommer l'anse à la mouche!
Et même dans l'anse à la barque, y'a pas de poissons!
dimanche 18 août 2013
samedi 17 août 2013
17 août - ou - La journée la plus longue
En attente à Rimouski d'une température plus clémente, on se lance à l’assaut de Tadoussac vendredi le 16. Je dis à l'assaut parce que Rimouski - Tadoussac, c'est pas mal loin. Assez loin pour dire qu'on l'a jamais tenté. Pour donner une idée à ceux d'entre vous qui ne font pas de voile, c'est pour nous un peu l'équivalent de faire Rimouski - Tadoussac en auto, sans tricher en prenant le traversier à St-Siméon... Bon dans quelques années, on va surement dire que c'est fastoche, mais vendredi passé, on s'est regardé dans le blanc des yeux et on s'est dit :
- Sam : On a pas trop le choix
- Cass : Ok, on l’essai.
- Sam : Je veux être parti à 7:00 MAX
- Cass : Ouain. On peut préparer le caffé tout suite
Levé à 6h00 et rapide comme des ninjas, on est sortie de la marina à 6h45 (non mais on es-tu rendu rapide rien qu'un peu!). Superbe voile pour partir et petit dej tant qu'à y être. Ça ressemble à quoi se faire des toasts à voile? À ça:
Heure prévu d'arrivé; 21h00.
Le vent finit par tomber et on appel le moteur à la rescousse. On met le pilote et ce qui devait être une longue journée finit par être une super journée où on fait chacun nos trucs sans trop ce soucier du bateau. C'est beau un auto-pilote!
Arrivé à Tadoussac pile-poil à l'heure prévu avec des baleines, béluga et phoques qui viennent tourner autour du bateau pour nous accueillir. Je sais, c'est cute. Mais pour de vrai; ils sont où les poissons? Toujours pas un qui est venu mordre à l'hameçon!!!
- Sam : On a pas trop le choix
- Cass : Ok, on l’essai.
- Sam : Je veux être parti à 7:00 MAX
- Cass : Ouain. On peut préparer le caffé tout suite
Levé à 6h00 et rapide comme des ninjas, on est sortie de la marina à 6h45 (non mais on es-tu rendu rapide rien qu'un peu!). Superbe voile pour partir et petit dej tant qu'à y être. Ça ressemble à quoi se faire des toasts à voile? À ça:
Heure prévu d'arrivé; 21h00.
Le vent finit par tomber et on appel le moteur à la rescousse. On met le pilote et ce qui devait être une longue journée finit par être une super journée où on fait chacun nos trucs sans trop ce soucier du bateau. C'est beau un auto-pilote!
Arrivé à Tadoussac pile-poil à l'heure prévu avec des baleines, béluga et phoques qui viennent tourner autour du bateau pour nous accueillir. Je sais, c'est cute. Mais pour de vrai; ils sont où les poissons? Toujours pas un qui est venu mordre à l'hameçon!!!
jeudi 15 août 2013
14 août - ou - DEMI-TOUR!
Après une nuit à l’ancre au Bic, on se réveille dans la vague. Non mais attendez, de la SOLIDE vague. Je vous dis des vagues de 2 mètres environ. Le plan est de ne pas se faire vaguer toute la journée et de partir à moteur (trop de vent pour la voile) vers Tadoussac pour manger une bonne Paella à l’ancre.
Je m’habille en vitesse (le mal de cœur pogne vite dans un bateau qui gigotte de même) et sors pour m’occuper de sortir l’ancre.
Lever l’ancre dans la vague, c’est comparable à une visite à la Ronde ou Expo-Québec. Le Monstre : Il y a ces courts moments ou on anticipe la prochaine ascension et ensuite ça arrive. WWWAMMMM! Le nez du bateau se lève dans les airs de 2 mètres d’un coup sec et au moment ou on se dit que ça va redescendre, il est déjà trop tard et on a tout juste de temps de réaliser que notre cœur est déjà en train de nous sortir par la gorge. FLLLOUUUSH!!! Ça c’est le moment ou le nez du bateau frappe sur la vague - moment qui ressemble d’avantage à la Pitoune. Finalement comme dans les manèges quand t’es jeune et que tes parents en bas te crient de quoi à 2 mains du genre : « Attache ton espadrille tu vas la perdre!!!! », il y a Sam derrière le bateau pendant ce beau manège qui me crie de quoi. Demandez-moi pas quoi, j’ai jamais entendu. Au travers de tout ça, il ne faut pas oublier que j’ai une ancre, solidement plantée dans la glaise et avec toute la tension d’un bateau poussé par les vagues à sortir moi. Quand j’ai réussi à lever l’ancre, j’ai pris un bon 3 minutes à rester assise sans rien faire. Je regarde Sam un peu verte. Fuck Tadoussac et ses 10 heures. On fait demi-tour vers Rimouski pour avoir un quai et des douches chaudes. Ça fait 15 minutes qu’on est dehors et on est déjà détrempés.
De retour à Rimouski ce jour là; « Heyyyyy, Sputnik, vous étiez pas partis avant-hier vous autre…? »
-Ouin ben on s’ennuyait du quai sans vague et des douches chaudes.
**
LESSONS LEARNED OF THE DAY
En allant prendre ma douche chaude (elle est mieux d’être bouillante – si j’ai pas l’air d’un homard en sortant, je vais être déçue!), je me suis fait un bilan des apprentissages de la journée :
1. Mes culottes de pluie ne sont pas du tout imperméable. En effet, mes bobettes sont tellement trempes que j’en viens à me demander si j’ai pas fait dans mon froc dans la journée. *je vous rassure que non pour les inquiets.
2. Malgré tout, il est mieux d’avoir les pieds chauds et les fesses froides que l’inverse. Mes nouvelles bottes de pluie ont gardé mes pieds bien au sec – donc, pas pire au chaud, et c’est tant mieux. C’est rare que quand on passe une journée dehors au frette on dit; En tout cas, j’ai assez eu frette au fesse moé! Faque toute comparaison faite, je ne retire pas le point 1, mais c’est pas si grave.
3. Je suis capable de chanter 3h sans arrêt et uniquement des chansons de dessins animés et des chansons scoutes.
4. Les rideaux de douches à motifs ont un impact mental IMPORTANT sur mon bonheur. J’avais choix entre 2 douches. Celle avec rideau rayé style sérieux et rideau avec petits poissons souriants style : « T’as passé une journée de marde dans les vagues, allez, vient avec nous dans la douche, on va te remonter le moral! » J’ai choisi les poissons.
5. Je me suis habillé si vite que j'ai passé la journée avec mes culottes à l'envers. Étonnamment, ce n'est pas aussi inconfortable qu'on pourrait le croire!
NB : Sam est tout simplement hystérique en chantant la chansons de Lipton. Surtout le bout des patate :
Je m’habille en vitesse (le mal de cœur pogne vite dans un bateau qui gigotte de même) et sors pour m’occuper de sortir l’ancre.
Lever l’ancre dans la vague, c’est comparable à une visite à la Ronde ou Expo-Québec. Le Monstre : Il y a ces courts moments ou on anticipe la prochaine ascension et ensuite ça arrive. WWWAMMMM! Le nez du bateau se lève dans les airs de 2 mètres d’un coup sec et au moment ou on se dit que ça va redescendre, il est déjà trop tard et on a tout juste de temps de réaliser que notre cœur est déjà en train de nous sortir par la gorge. FLLLOUUUSH!!! Ça c’est le moment ou le nez du bateau frappe sur la vague - moment qui ressemble d’avantage à la Pitoune. Finalement comme dans les manèges quand t’es jeune et que tes parents en bas te crient de quoi à 2 mains du genre : « Attache ton espadrille tu vas la perdre!!!! », il y a Sam derrière le bateau pendant ce beau manège qui me crie de quoi. Demandez-moi pas quoi, j’ai jamais entendu. Au travers de tout ça, il ne faut pas oublier que j’ai une ancre, solidement plantée dans la glaise et avec toute la tension d’un bateau poussé par les vagues à sortir moi. Quand j’ai réussi à lever l’ancre, j’ai pris un bon 3 minutes à rester assise sans rien faire. Je regarde Sam un peu verte. Fuck Tadoussac et ses 10 heures. On fait demi-tour vers Rimouski pour avoir un quai et des douches chaudes. Ça fait 15 minutes qu’on est dehors et on est déjà détrempés.
De retour à Rimouski ce jour là; « Heyyyyy, Sputnik, vous étiez pas partis avant-hier vous autre…? »
-Ouin ben on s’ennuyait du quai sans vague et des douches chaudes.
**
LESSONS LEARNED OF THE DAY
En allant prendre ma douche chaude (elle est mieux d’être bouillante – si j’ai pas l’air d’un homard en sortant, je vais être déçue!), je me suis fait un bilan des apprentissages de la journée :
1. Mes culottes de pluie ne sont pas du tout imperméable. En effet, mes bobettes sont tellement trempes que j’en viens à me demander si j’ai pas fait dans mon froc dans la journée. *je vous rassure que non pour les inquiets.
2. Malgré tout, il est mieux d’avoir les pieds chauds et les fesses froides que l’inverse. Mes nouvelles bottes de pluie ont gardé mes pieds bien au sec – donc, pas pire au chaud, et c’est tant mieux. C’est rare que quand on passe une journée dehors au frette on dit; En tout cas, j’ai assez eu frette au fesse moé! Faque toute comparaison faite, je ne retire pas le point 1, mais c’est pas si grave.
3. Je suis capable de chanter 3h sans arrêt et uniquement des chansons de dessins animés et des chansons scoutes.
4. Les rideaux de douches à motifs ont un impact mental IMPORTANT sur mon bonheur. J’avais choix entre 2 douches. Celle avec rideau rayé style sérieux et rideau avec petits poissons souriants style : « T’as passé une journée de marde dans les vagues, allez, vient avec nous dans la douche, on va te remonter le moral! » J’ai choisi les poissons.
5. Je me suis habillé si vite que j'ai passé la journée avec mes culottes à l'envers. Étonnamment, ce n'est pas aussi inconfortable qu'on pourrait le croire!
NB : Sam est tout simplement hystérique en chantant la chansons de Lipton. Surtout le bout des patate :
dimanche 11 août 2013
11 août - ou - QUE FERIEZ-VOUS POUR COMBINER FLASH LIGHT ET RAMES?
| On aime ça le Bic! |
Pour une fois, on a fait la traversée du fleuve de Tadoussac au Bic à voile. Les autres fois, ben c’était soit brumeux (Sylvain papa de Sam fait venir la brume ça a l’air) ou il n’y avait juste pas de vent (Réjeanne, maman de Sam, elle, fait fuir le vent) ((C’est un duo qui ont une belle maison de campagne et qui de par leur "don" ne sont pas vraiment fait pour posséder un voilier)). Donc cette fois, oui, beau vent, pas de brume. Départ à 8h15 du mat – arrivée à 15h00. On a seulement ajusté les voiles 5 fois dans la journée!
Parfait pour la pêche (mon appât a failli se faire manger par un nombre incalculable d’oiseaux voraces – et par 2 baleines!). Ce soir, on ira voir les grands-parents de Sam qui vivent au Bic tout près du quai. On s’ancre bien comme il faut, et on part en zodiak. On sait qu’on va revenir de nuit mais il fait beau alors c’est pas trop un problème.
| Notre taxi |
Interlude chez Lucienne et Rosaire :
-Avez-vous soupé?
-Ben oui on a soupé!
-Parce que je vous ai fait à souper là.
-Ouin…mais on a soupé.
-Voulez-vous un café!!! (remarquez que ce
n’est pas une question)
-Oui oui, bien sûr. Merci Lucienne!
Pendant que Sam et son grand-père
entretiennent une conversation colorée sur les légumes du jardin, c’est à dire
les tomates italiennes qui ont l’air bête et les concombres qui regardent
Rosaire de travers en faisant la grève, la grand-mère de Sam s’essaye! Mais je
la vois faire. Elle a, avec tout l’art d’un ninja, réussi en 2 mouvements à sortir
une tarte du congélateur, ouvrir le four, la mettre dans le four, sortir des
biscuits de l’armoire, mettre 3 rangs complets de la boite de biscuits dans une
assiette (pour le café), vider son lait dans un petit pot pour faire cute,
ouvrir une nouvelle pinte de lait et remplir à rat-bord le dit petit pot de
lait (d’un coup qu’on veuille pluss de lait que de café j’imagine), sortir le
grille-pain et commencer à couper une tranche de fromage petit-québec (avec le
café??) J’interviens :
« Lucienne, tu vas manger du
fromage? »
-Ben non, mais vous devez bien avoir faim
non? Avez-vous soupé? Voulez-vous des toasts?
***
De retour au quai, on rembarque dans le
zodiak et on file vers le bateau. Tout à coup; TOC! Kossé ça? Une roche. Ok, je
pointe la flashlight vers le fond de l’eau. Je pense qu’il y a juste assez
d’eau pour dire qu’on ne peut pas marcher et juste pas assez au point qu’on a
l’air de 2 kids qui ont gonflé L’ile flottante (en vente chez Canadian Tire) et
qui s’amusent dans la pataugeoire municipale. Incapable de laisser le moteur…
Sam sort les rames (vive les rames) (est-ce que je vous ai dit qu’on aime les
rames?) pendant que moi je regarde le fond et pointe les roches. On est revenu sain et sauf sans aucun bris ni
pour le zodiak, ni le moteur, ni notre orgueil car on en a ri une shot.
Note à moi-même cependant, mieux vaut aller
voir les grands-parents à Sam à marée haute, et se timer sur la marée baissante
AVANT le café.
| Café réconfortant du lendemain d'une nuit à la rame |
samedi 10 août 2013
10 août - ou - NOUVELLE JOURNÉE
-PPPPPSSSSSSSCCCCCCCCCCHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHFFFFFFF!!!!!!!!!
Ce matin, je me suis fait réveillée par une
baleine à côté du bateau. :)
vendredi 9 août 2013
9 août à TADOUSSAC
Après une journée dans la brume, on s’est
mis à l’ancre dans la baie de Tadoussac.
Le fond est pas trop évident (on a vu un gars s’y prendre pendant pas loin de 2h avant de finalement être bien ancré). On prend le zodiak et on profite des beaux cafés pour relaxer et des belles rues pour marcher, je joue du ukulele sur le bateau et Sam pêche. « Hey, on a pris le zodiak pour aller manger un nachos au homard! » Sam trouve ça ben jet set à dire héhé!
Le fond est pas trop évident (on a vu un gars s’y prendre pendant pas loin de 2h avant de finalement être bien ancré). On prend le zodiak et on profite des beaux cafés pour relaxer et des belles rues pour marcher, je joue du ukulele sur le bateau et Sam pêche. « Hey, on a pris le zodiak pour aller manger un nachos au homard! » Sam trouve ça ben jet set à dire héhé!
Sam essait de pêcher:
(5 minutes après, une baleine est carrément
sortie juste derrière le bateau. Tellement que Sam a confondu le souffle de la
baleine et pensait que c’était le zodiak qui dégonflait. Ben kin! On a soupé
avec une baleine pour vrai.)
jeudi 8 août 2013
8 août - ou - LA PRINCESSE AU PETIT POIS AU BRANDY POT
Première nuit au Brandy Pot, on en a
tellement entendu parler comme un havre de paix – littéralement dans ces mots
là. C’est un refuge d’oiseaux alors à date, ça piaille en fou (que j’en voie un
venir chier sur mon pont!). Quelle nuit. Effectivement, c’était tellement bien
protégé de la vague que ni le que-cling que-clang des fils électrique dans le
mât, ni même le safran n’ont bougé d’un poil. J’ai fu****ing bien dormi je vous
jure! C’est au « pas de son » du Brandy Pot qu’on s’endort en se
disant qu’on prendra des photos du phare de l’autre côté de l’Ile demain.

On profite de la journée à voile pour faire du lavage... pour se faire mouiller 20 minutes plus tard. :S
Bon. Le lendemain, la brume était SI
intense qu’on aurait pu la couper au couteau. Et bien qu’on était à 100 mètre
de l’ile, on ne la voyait pas pantoute. Sorry guys.
| L'ile est en arrière dans la brume, vous voyez pas??? |
Inscription à :
Articles (Atom)


